Recette pour éteindre une nation
Lors de la sortie de Lucien Bouchard en février dernier, un chroniqueur en a profité, encore une fois, pour se lancer à la défense du “droit des femmes et des homosexuels”. «Ce n’est (sic) pas les juifs ou les musulmans qui nous inquiètent, écrivait Richard Martineau, ce sont les EXTRÉMISTES RELIGIEUX, qu’ils soient cathos, juifs ou musulmans. Pourquoi? Parce que ces extrémistes partagent le même but: faire reculer les droits des femmes et des homosexuels.»

Mariage homosexuel présidée par un pasteur anglican. La reine Élisabeth a envoyé à cette occasion un message de félicitations au couple... ce qui ne manquait pas de provoquer l'indignation des évêques catholiques du Canada.
Photo CNS/Reuters.
Ahhh ces extrémistes religieux… Ils n’en n’ont que pour le sexe… c’est bien connu! Ils ne veulent pas anéantir l’Occident en posant des bombes ou instrumentaliser les Chartes pour éliminer la liberté d’expression, ou encore ériger le communautarisme en dogme et faire plier les gouvernements en criant à la discrimination… Non. Ils n’en n’ont que pour les droits des femmes et des homos.
Alors quoi? De quel droit parle-t-on au Québec quand on parle du “droit des femmes et des homos”? Allez! Réfléchissez… Mais oui… Le sacro-saint droit à l’avortement et l’encore-plus-sacro-saint droit au “mariage entre personnes de même sexe”.
Des droits qu’on ne saurait remettre en question à défaut de passer pour “un extrémiste religieux”, un “fasciste”, un “conservateur”, un “droitiste” un “Le Peniste”, un “adéquiste”… Des gros mots pour faire peur à quiconque aurait l’audace de critiquer les lobbies féministes et homosexualistes qui semblent dicter le projet de société du Québec moderne.
Le droit à l’avortement et le droit au “mariage gai” sont les deux droits qui piétinent sans l’ombre d’un remord (et d’une réflexion) les droits les plus élémentaires de ces êtres sans défenses qu’on appelle les enfants. Je parle du droit à la vie et du droit d’avoir un père et une mère.
Plus crûment, on pourrait parler du droit de ne pas mourir des suites d’un empoisonnement qui aura duré des heures et des heures ou encore des suites d’un démembrement par aspiration… C’est cela qui devrait nous inquiéter, entre autre. Ceux qui devraient nous inquiéter, ce sont les “extrémistes laïcistes” qui “partagent le même but”: faire reculer le droit d’une nation à vivre.
Ces extrémistes n’ont-ils pas fait reculer le droit des enfants à naître, le droit d’aider et de promouvoir la famille (et pas seulement les CPE), le droit de conserver le mariage comme institution fondamentale de notre société, le droit des parents à éduquer leurs enfants selon leurs valeurs morales et religieuses à l’école, le droit des écoles privées confessionnelles de ne pas enseigner un cours multireligieux et relativiste, le droit de ne pas se faire mépriser à chaque jour par une élite déconnectée, le droit de conserver les congés les jours de fêtes (il ne faut pas se leurrer, la dernière manœuvre de la Ministre Courchesne concernant la modification du calendrier scolaire pave la voie à la déchristianisation du calendrier civil), etc.
Nous vivons dans un coin de pays qui ne se penche QUE sur “les droits des femmes et des homosexuels”, projet de loi sur projet de loi, politique sur politique, et cela au détriment des familles: enfants, jeunes, vieux, hommes.
Cette fixation pour les droits des femmes et des gais est un attachement exagéré, pour ne pas dire une obsession, qui freine le développement de la nation. Elle empêche les hommes de toutes allégeances à prendre les reines et à assumer leurs responsabilités de chefs et de leaders.
Les publicités, tout comme les téléromans, les films et assurément la mode, nous montrent des hommes invertébrés, incultes ou immatures devant des femmes gagnantes, évoluées, positives et allumées… Pas surprenant que notre État soit si accommodant, tel une mauviette, devant les vrais extrémistes de notre société, lesquels sont le plus souvent non-religieux, quand il ne s’agit pas carrément d’antireligieux.
L’État n’a pas de couilles? La belle affaire! Il n’est que le reflet de cette partie de la population qui devrait —biologiquement— en posséder…
On se retrouve donc devant une nation qui vomit son histoire après avoir chassé son culte et perdu sa culture; des jeunes qui se suicident ou qui se ploguent sur leur iphone, ne sachant pas plus articuler une pensée que d’écrire une phrase complète; des femmes qui cumulent les diplômes, les i.v.g. et les “partenaires”; des hommes qui, la queue entre les jambes, sont “inquiets”, impuissants à mener le navire à bon port.
Oui, il s’agit bien là d’une nation qui s’éteint. Nul besoin des “Anglais”, du «Rest Of Canada» ou des “extrémistes religieux” pour cela. On n’est jamais si bien servi que par soi-même.
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