Où diable est donc passé Satan?
Le magazine L’Actualité du 1er mars 2010 nous parle de Satan sous la plume de son chroniqueur Jacques Godbout. En faisant la promotion d’un ouvrage de Jacques Duquesne, intitulé Le diable, qui vient d’être publié chez Plon, Godbout nous
en met plein la vue.

Autre pays, autres moeurs. Des enfants chassent le diable hors de la ville, selon la coutume d'un festival traditionnel tenu à Pontevedra, Espagne.
Photo CNS/Miguel Vidal, Reuters
La thèse développée n’est pas nouvelle. Depuis quelques années, nos médias et chroniqueurs athées prennent un malin plaisir à enfoncer le clou pour “convertir” le bon peuple aux bienfaits de l’athéisme.
Belzébuth était, paraît-il, bien utile pour expliquer le Mal, nous dit Godbout. Quand on croyait en un Dieu bon, inventé par les hommes, il fallait bien avoir recours aux démons pour rendre crédible et expliquer toutes les horreurs de l’humanité. Alors, on aurait inventé Satan, avec l’enfer pour les mécréants.
Et notre chroniqueur athée se moque de son éducation religieuse en disant: «À l’âge de sept ans, j’étais en sécurité avec, à mes côtés, un ange gardien joliment emplumé qui pouvait chasser les démons». Et à l’adolescence, malgré les prédications des Jésuites, Godbout se vante d’avoir largué Satan pour aller danser en toute tranquillité avec les filles.
Notre chroniqueur proclame haut et fort que Freud a promulgué la mort du diable «en démontrant que le Mal n’est pas extérieur à la personne, que la démonologie est un bal masqué et que l’être humain projette sur Satan ses propres fantasmes».
Nietzsche a annoncé la mort de Dieu et Freud la mort du diable, voilà la thèse soutenue par Jacques Duquesne et applaudie par Jacques Godbout. Comme le Mal serait le sexe de la femme, le Bien, serait un homme, c’est-à-dire Dieu. Enfin, la mort du Diable est «le produit du discours féministe occidental, qui prône l’égalité des sexes», nous dit Godbout.
Dans notre monde païen, on se moque allègrement de Dieu et du Diable; celui-ci a réussi un tour de force diabolique en faisant accroire à un grand nombre de croyants, et même à certains prêtres et théologiens, qu’il n’existe pas. Pour Jacques Godbout, ce personnage “mythique” est très intéressant pour le cinéma et la littérature en inspirant les artistes qui nous racontent des histoires fantastiques.
Alors, Satan fait-il maintenant partie du folklore planétaire? Non, merci! Quand on voit l’état de notre monde, on constate que les forces du Mal sont à l’œuvre. Heureusement, les forces du Bien finiront par triompher, même si le Mal semble s’implanter un peu partout en se présentant comme le Bien.
L’enseignement de l’Église est limpide sur cette question. Satan et tous ses suppôts, amis et collaborateurs sont de terribles personnages en guerre contre Dieu espérant le triomphe du Mal à la grandeur de la planète.
Ne soyons pas dupes, il faut choisir son camp. On peut se ranger du côté des Godbout et Duquesne ou du côté de la Parole de Dieu qui nous donne l’heure juste dans ce dossier.
Nous vivons dans un monde où la structure de péché, comme le dénonçait Jean-Paul II, fait la loi dans nos pays postmodernes. On ne veut plus entendre parler ni de Dieu, ni de Satan. Allons-nous être dupes et suivre tous ces grands ténors de l’athéisme qui occupent toutes les tribunes?
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