Hommages au meurtrier ( 2 / 2 )
Le journal La Presse du 4 juin 2009 publie une très longue lettre anonyme en hommage au DR. Tiller.
Ce médecin, spécialiste des avortements tardifs, c’est–à-dire au-delà de 24 semaines de grossesse, a été assassiné aux États-Unis. La lettre intitulée « Le DR. Tiller a sacrifié sa vie », a été écrite par une femme de 28 ans qui s’est faite avorter dans la clinique du dit docteur au Kansas.
Le contenu de ce témoignage est insupportable. Au nom d’un égoïsme diabolique, on banalise l’horreur et la boucherie de ce genre d’avortement.
Cette québécoise de Gatineau «rêvait dit-elle d’un être humain normal».
Après 25 semaines de gestation, les spécialistes en génétique lui ont proposé plusieurs solutions pour soigner les problèmes de malformations du bébé. Elle et son conjoint ont plutôt décidé de toutes les rejeter et d’opter pour l’avortement tardif, car ils « ne voulaient prendre aucun risque ».
Ces parents exigeaient un bébé parfait. Et cette mère énumère une litanie de raisons qui ont motivé sa décision : «nous sommes jeunes, nous avons la vie devant nous, nous avons des aspirations professionnelles, des projets de vie et de voyages plein la tête, nous gérons deux belles carrières, etc…».
Cet enfant devait mourir, car il était devenu trop incommodant. Et, la mère ajoute: «je ne suis pas faite pour les sacrifices; je ne suis pas une aidante naturelle».
Elle remercie dans se lettre à La Presse le «bon» docteur Tiller qui a «transformé cet événement en expérience extraordinaire sur le plan humain qui m’a fait grandir» !!!!! Chaque matin, «elle se lève en pensant au DR. Tiller ». (sic)
Dans cette lettre épouvantable, aucune compassion pour l’assassinat de ce bébé envoyé aux ordures, car il dérangeait les plans de vie de monsieur et de madame.
La banalisation de ce genre d’avortement nous donne une idée du degré de décadence de notre société.
Il faut voyager, s’amuser, gérer sa carrière, faire de l’argent, vivre au maximum, etc… L’enfant à naître ne doit surtout pas déranger nos plans. Alors, bienvenue à la culture de la mort qui est pour beaucoup une délivrance.
Et, on appelle cela une civilisation moderne et très avancée.
Le meurtre du DR. Tiller est ignoble. Mais tous ces meurtres de bébés de 25, 28 et 30 semaines, démembrés dans le sein de leur mère et jetés aux ordures, sont également épouvantables et inacceptables. Malheureusement, on refuse d’en parler.

