Le Pape ouvre la porte aux Anglicans
Une dépêche de l’agence AFP annonçait le 21 octobre 2009 que Benoît XVI ouvre la porte de l’Église catholique aux prêtres et évêques anglicans déçus par leur Église.
Ces dissidents affirment qu’ils ne se reconnaissent plus dans une Église anglicane adaptée au monde moderne qui accepte maintenant l’ordination sacerdotale et épiscopale des femmes, ainsi que les bénédictions de mariages homosexuels. Le Cardinal William Joseph Levada, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a annoncé à la presse la publication imminente d’une « Constitution apostolique » signée par Benoît XVI sur cette question. Mgr Levada a mentionné qu’il y a actuellement près de 30 évêques et quelques centaines de prêtres anglicans qui souhaitent revenir dans le giron de Rome.
Au Québec, cette nouvelle va sûrement créer un tollé chez nos prêtres et théologiens dits de gauche qui approuvent ouvertement les positions très modernes de l’Église anglicane et qui pourfendent régulièrement l’enseignement officiel du Magistère. Une telle décision de Rome aura-t-elle pour effet de déstabiliser notre clergé dissident qui espère mettre à genoux l’autorité romaine et imposer de l’intérieur une réforme à saveur protestante ?
Aux yeux de certains théologiens et prêtres postmodernes, le Saint-Père aurait-il fait une erreur? Au lieu d’accueillir des anglicans dits ultraconservateurs, aurait-il dû plutôt prendre exemple sur les communautés anglicanes qui se sont ralliées aux nouvelles modes? Aurait-il dû adapter dans ce sens l’Église catholique? Les réactions ne vont sûrement pas tarder.
C’est très clair qu’en posant ce geste, Benoît XVI envoie un message limpide: Rome ne reconnaîtra pas le mariage gai, ni l’ordination sacerdotale des femmes et des homosexuels, même si une certaine intelligentsia religieuse continue un combat inutile sur cette question. À suivre …

