Vivre dans la dignité Paul-André Deschesnes
Pendant que le gouvernement provincial annonce pour l’automne un grand débat national sur l’euthanasie, nos grands ténors biaisés et tordus (syndicats, associations de retraités, partis politiques alambiqués, associations maçonniques, mouvements de tout acabit à saveur laïque et athée, associations de médecins, « savants » professeurs d’université, etc.) ne cessent de proclamer sur toutes les tribunes, l’urgente nécessité de légaliser l’euthanasie. Les dés seraient-ils pipés d’avance ?
Face à ce déferlement médiatique à sens unique un mouvement vient d’être créé pour contrer le diabolique message de tous ces croque-morts de la « belle mort ».
« Vivre dans la Dignité » a lancé sa campagne de recrutement le 22 juin 2010. On invite les citoyens du Québec à se tenir debout dans ce combat à finir contre l’euthanasie qu’il faut rejeter à tout prix.
Mme Linda Couture, directrice de ce mouvement en faveur de la vie, affirme (CNW, Telbec, 29 juin 2010) : « Donner la mort par euthanasie ou par suicide assisté, c’est tuer. Nous ne pouvons pas permettre que l’acte de tuer soit reconnu comme un soin dans notre système de santé au Québec.
Elle invite les citoyens à se réveiller et à envoyer au gouvernement et aux députés, les commentaires appropriés qui affirmeraient que l’on refuse la culture de la mort, qu’on exige les meilleurs soins possible en fin de vie, ainsi qu’un accès facile aux soins palliatifs.
Le Dr André Bourque, président de « Vivre dans la Dignité », présentera un mémoire dans ce sens lors de la consultation à l’automne devant la Commisson parlementaire itinérante.
Toutes ces auditions publiques seront-elles de la poudre aux yeux ? Ne sommes-nous pas en face d’une odieuse diversion pour faire entériner sans discussion une décision déjà prise par le gouvernement et réclamée par l’opposition officielle ? « Vivre dans la Dignité » soupçonne même le gouvernement Charest de bientôt « légaliser dans les faits ces meurtres médicaux en ordonnant aux procureurs de la Couronne du Québec de ne pas porter d’accusation contre les médecins qui mettraient volontairement et directement un terme à la vie de personnes en phase terminale, vieillissantes ou lourdement handicapées. »
Un tollé général peut encore arrêter ce massacre qui pointe à l’horizon. Même si la Fédération des médecins spécialistes du Québec, ainsi que la Fédération des médecins omnipraticiens tentent de manipuler l’opinion publique en faveur de l’euthanasie avec leurs sondages bidon (20% des médecins ont répondu !!!), il ne faut pas se laisser leurrer par ce battage médiatique.
Le bon peuple va-t-il, comme dans le faux débat sur l’avortement, se laisser prendre au piège d’une meute qui a bien hâte de se faire hara-kiri au moment jugé opportun ?
Tous ceux et celles qui croient à la vie doivent appuyer Vivre dans la Dignité avant qu’il ne soit trop tard.
Les contenus rédactionnels des blogues n’engagent que leurs auteurs. Vos commentairesOUI à l'aide au suicide, mais NON à l'euthanasie !par Eric Folot à 2010-07-15 11:43:41
OUI à l'aide au suicide, mais NON à l'euthanasie !
Au sujet de la différence entre l'euthanasie et l'aide au suicide, il faut distinguer entre les arguments juridiques, éthiques et religieux. On ne peut pas simplement affirmer sans nuance qu'il n'existe pas de différence entre les deux : dans un cas c'est le patient lui-même qui s'enlève la vie (aide au suicide) alors que dans l'autre c'est le médecin qui la retire. Il faut d'abord préciser sur quel terrain (juridique, éthique ou religieux) on tire notre argumentation. Si l'on se situe sur le terrain de l'éthique, on peut raisonnablement soutenir qu'il n'existe pas de différence. Cependant, si l'on se situe sur le terrain juridique, il existe toute une différence entre l'euthanasie (qualifié de meurtre au premier degré dont la peine minimale est l'emprisonnement à perpétuité) et l'aide au suicide (qui ne constitue pas un meurtre, ni un homicide et dont la peine maximale est de 14 ans d'emprisonnement). Dans le cas de l'aide au suicide, la cause de la mort est le suicide du patient et l'aide au suicide constitue d'une certaine manière une forme de complicité. Mais comme la tentative de suicide a été décriminalisée au Canada en 1972 (et en 1810 en France), cette complicité ne fait aucun sens, car il ne peut exister qu'une complicité que s'il existe une infraction principale. Or le suicide (ou tentative de suicide) n'est plus une infraction depuis 1972. Donc il ne peut logiquement y avoir de complicité au suicide. Cette infraction de l'aide au suicide est donc un non-sens.
En revanche, l'euthanasie volontaire est présentement considérée comme un meurtre au premier degré. Le médecin tue son patient (à sa demande) par compassion afin de soulager ses douleurs et souffrances. Il y a ici une transgression à l'un des principes éthiques et juridiques des plus fondamentaux à savoir l'interdiction de tuer ou de porter atteinte à la vie d'autrui. Nos sociétés démocratiques reposent sur le principe que nul ne peut retirer la vie à autrui. Le contrat social « a pour fin la conservation des contractants » et la protection de la vie a toujours fondé le tissu social. On a d'ailleurs aboli la peine de mort en 1976 (et en 1981 en France) ! Si l'euthanasie volontaire (à la demande du patient souffrant) peut, dans certaines circonstances, se justifier éthiquement, on ne peut, par raccourcit de l'esprit, conclure que l'euthanasie doit être légalisée ou décriminalisée. La légalisation ou la décriminalisation d'un acte exige la prise en compte des conséquences sociales que cette légalisation ou cette décriminalisation peut engendrer. Les indéniables risques d'abus (surtout pour les personnes faibles et vulnérables qui ne sont pas en mesure d'exprimer leur volonté) et les risques d'érosion de l'ethos social par la reconnaissance de cette pratique sont des facteurs qui doivent être pris en compte. Les risques de pente glissante de l'euthanasie volontaire (à la demande du patient apte) à l'euthanasie non volontaire (sans le consentement du patient inapte) ou involontaire (sans égard ou à l'encontre du consentement du patient apte) sont bien réels comme le confirme la Commission de réforme du droit au Canada qui affirme :
« Il existe, tout d'abord, un danger réel que la procédure mise au
point pour permettre de tuer ceux qui se sentent un fardeau pour
eux-mêmes, ne soit détournée progressivement de son but premier,
et ne serve aussi éventuellement à éliminer ceux qui sont un
fardeau pour les autres ou pour la société. C'est là l'argument dit du
doigt dans l'engrenage qui, pour être connu, n'en est pas moins
réel. Il existe aussi le danger que, dans bien des cas, le
consentement à l'euthanasie ne soit pas vraiment un acte
parfaitement libre et volontaire »
Eric Folot
Mourir dans la dignité...ça rime à quoipar Monique Khouzam-Gendron à 2011-02-19 10:15:18
Lettre envoyée au ministre de la santé
Si le gouvernement du Québec décide de passer la loi pour la décriminalisation de l’euthanasie, j’espère qu’il aura le courage d’assumer sa décision, en appelant les choses par leur vrai nom pour ne pas induire les citoyens en erreur. Je m’explique : Tous les citoyens veulent mourir dignement.
Mourir dignement, ce n’est pas hâter sa mort par le suicide assisté, en demandant à un médecin de nous injecter un produit létal, un poison pour nous euthanasier, comme on le fait dans certains pays aux prisonniers. Ici on parle du droit de tuer et d’être tué.
Mourir dignement, c’est accepter courageusement d’aller au bout de sa condition humaine et de mourir d’une mort naturelle. Chaque personne doit se sentir libre :
- de refuser l’acharnement thérapeutique, c'est-à-dire l’arrêt des traitements;
- de demander aux médecins de la soulager en utilisant de la morphine
J’ose espérer que le Gouvernement ne fera pas non plus une campagne de promotion auprès des citoyens pour encourager le suicide assisté en l’appelant « Mourir dans la dignité » et en intégrant ce type de meurtre dans les « Soins de santé » pour que ce soit plus vendeur. Ceci ne fera qu’encourager les personnes vulnérables à le demander.
Les personnes malades, handicapées, isolées qui lancent ce cri de désespoir « Je veux mourir », ont besoin d’être soulagées physiquement de leur douleur mais aussi d’être entourées, accompagnées, par les proches. C’est à chacun de nous d’être à leur écoute et de les réconforter, car un jour ce sera notre tour !
Monique Khouzam-Gendron
Menace de mortpar Francine Emond Saint-Donat de Rimouski à 2012-01-09 17:13:07
Qui est digne d'enlever la vie à une être humain? Non seulement il est indigne de tuer un être humain sans défense, mais il est vicieux de laisser une personne souffrir pour se donner la raison de la tuer. On ne le fait même pas pour un animal. Je ne veux pas d'un gouvernement qui se donne le droit de laisser son personnel de la santé (en plus) tuer ses cytoyens trouvés inutiles ou coûteux pour le reste de la société. Les précurseurs de cette idée meurtrière doivent être légalement accusés de menace à la vie du citoyen et leur commission spéciale, de complicité de menace de mort envers les personnes agées en fin de vie. Le systême de santé a tous les moyens à sa disposition pour enlever toute douleur. Je suis indignée à la pensée de tuer au lieu de soigner et enlever la douleur quand on peut le faire. |
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