Accomodements raisonnables obligent
Accommodements raisonnables obligent, depuis quelques années nos écoles doivent s’adapter aux différentes minorités religieuses de plus en plus visibles dans le paysage scolaire. Nous vivons à l’ère du Ramadan et du Yom Kippour. Le long jeûne musulman a maintenant sa place dans nos écoles primaires et secondaires qui doivent aider les élèves qui manquent de souffle. La nourriture Kascher et Halal est devenue une réalité quotidienne incontournable dans les cafétérias.
Les commissions scolaires doivent souvent donner congé aux élèves qui désirent célébrer certaines fêtes religieuses à la maison. Et si une famille décide d’aller quelques semaines à La Mecque pour le grand pèlerinage, il faudra sûrement organiser le rattrapage scolaire pour tous ces élèves.
La dernière trouvaille du gouvernement provincial dans ce tsunami d’accommodements raisonnables, c’est la liste officielle des fêtes religieuses produite par Québec mise à la disposition des écoles pour organiser leurs activités et pour fixer les dates d’examens. Nos écoles, dites neutres et laïques, devront faire d’incalculables contorsions pour planifier la vie scolaire afin de ne pas froisser les minorités religieuses qui, à date, n’ont même pas demandé ce calendrier, dit interculturel.
Notre brave gouvernement a même retenu les services d’un religiologue, Frédéric Castel, pour concocter une liste de 35 fêtes religieuses où l’équilibre entre les diverses religions ne doit surtout pas prêter flanc à la controverse ; ce contenu délirant doit rester ouvert et notre spécialiste le supervisera et le tiendra à jour.
Dans tout ce brouhaha œcuménique, seules deux fêtes catholiques ont été retenues. C’est bien assez !!! Nos autorités postmodernes savent pertinemment que nos catholiques québécois sont très accommodants et ne se plaignent jamais.
Notre savant religiologue affirme, sans s’étouffer, « que ce calendrier sera un excellent outil pour les commissions scolaires qui visent à éviter les controverses religieuses selon le mandat du ministère de l’Éducation ; ce sera, dit-il, une marque d’inclusion pour que les gens se sentent inclus (sic ) et pour qu’ils sentent qu’on parle d’eux ». (Journal de Montréal, le 12 août 2010)
Depuis la Commission Bouchard-Taylor, le MEQ n’a plus de colonne vertébrale ; il marche sur des œufs et il tremble ! Plusieurs grands ténors du monde de l’éducation (Josée Bouchard, Fédération des commissions scolaires du Québec, Richard Décarie, Coalition pour la liberté en éducation, Chantal Longpré, Fédération des directeurs d’écoles, Marie-Michelle Poisson, Mouvement laïc québécois, etc.) se sont indignés dans les médias face à cette ridicule décision du gouvernement.
La nouvelle ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, a refusé de se prononcer, laissant ses savants fonctionnaires parler à sa place.
Je termine avec ce sage commentaire de la Présidente de l’Association des parents catholiques du Québec, Mme Chevrier, qui a déclaré au Journal de Montréal du 12 août 2010 : « Ça va tout à fait dans le sens du discours du cours d’éthique et de culture religieuses et des appréhensions que nous avions lors de l’apparition de ce cours. On n’impose pas seulement des contenus, on impose jusqu’à un certain point des pratiques religieuses. Quand on souligne l’existence d’une fête religieuse à l’école, on fait la promotion d’une religion qui est souvent en nette contradiction avec le christianisme. Le MEQ n’est donc pas neutre, ni laïc ».
Pendant que le bon peuple, chloroformé aux vapeurs d’un relativisme ronronnant, regarde passer le train, les minorités religieuses sont mortes de rire, car le gouvernement leur en donne plus que ce que le client en demande.
Nous sommes vraiment une société très distincte en voie de disparition !
MEA CULPA !!!
