Sophie Bouchard

Les guerres de religions? Dieu est contre...

CNS photo /Faisal Mahmood, Reuters

Je viens de lire, sur un blogue, un texte de Richard Dawkins qui affirme que, dans une suite logique, les religions conduisent à la violence, contrairement à l’athéisme. Et du même souffle, il va même jusqu’à dire que Stalin, ce qu’il a fait, il ne l’a pas fait à cause de son athéisme, mais à cause de quelque chose d’horrible qu’il avait en lui.

Il me semble qu’il manque de logique, ce monsieur Dawkins… Il accorde une justification —sans fondements ni explications— à l’un, tout en maintenant une accusation gratuite pour l’autre…

De mon côté, je crois plutôt que la violence est en l’homme, qu’il soit religieux ou athée. Les religions ne sont pas responsables par elles-mêmes de la violence (sauf peut-être quelques exceptions où l'interprétation des livres saints, chez les musulmans radicaux par exemple, est bornée).

L’homme est violent, non pas parce qu'il est fondamentalement méchant, mais parce qu'il a peur. Il a peur de la mort (d'abord au sens existentiel du terme). L'homme ne peut pas accepter d'être dérangé, de perdre du terrain ou du pouvoir. S'il pense que l'autre commence à entrer dans sa bulle, il cherche à se défendre parce qu'il a peur de mourir, d'étouffer. C'est le quotidien de tout homme, de toute femme. Je dirais même que cette violence est un réflexe de survie.

Elle se manifeste partout, dans toutes les sphères de sa vie. Et s'il est religieux, il est probable que cette violence sera également visible. Lorsque ce sentiment de possible anéantissement est ressenti dans un groupe, qu'il soit religieux, politique, syndical ou autre, la violence apparaît, avec raison, identifiée à ce groupe. Il demeure que c'est toujours l'homme qui cherche à survivre, à se sauvegarder.

C'est pour cette raison que je dis que, si cette violence n'est pas tangible chez les athées, ce n'est pas parce qu'elle n'existe pas, mais plutôt parce qu'elle ne se voit pas au sein d'un groupe puisque la démarche athée est plutôt individuelle. La violence des athées — ou plutôt leur peur de mourir, de disparaître, d’être anéanti — est donc moins visible.

Je crois que l'homme est capable d'aimer, mais jusqu'à un certain point. C’est possible pour l’homme d’aimer, tant qu’il se sent aimé. Dès qu'il se sent dérangé, atteint, menacé (chacun selon ses sensibilités particulières), dès qu'il a peur de mourir, il ne peut plus aimer.

De là, entre autres, tous les divorces d’aujourd’hui (ou séparation puisqu’on ne se marie plus parce qu’on ne croit plus à la durée de l’amour…). Il y a 50 ans, on ne se divorçait pas pour une bagatelle puisqu’il y avait la valeur du pardon, transmise par l’Église catholique. Aujourd’hui, l’Église ayant laissé toute la place, le pardon n’existe à peu près plus dans notre société. Il faut payer à tout prix pour toutes nos erreurs, faiblesses, injustices, méchancetés. On n’a plus qu’à bien se tenir, sans quoi on vous traînera en cours pour se faire justice… ou pour récupérer quelque compensation financière!

On suit même des thérapies pour apprendre à se pardonner soi-même !

Tout se paye, même les petites choses. Dans un couple, par exemple, le prix d’un oubli peut se traduire en bouderie. Au travail, le prix d’une erreur ou d’un manque de performance, peut conduire à une rétrogradation. Dans l’amitié, l’hypocrisie se paye par le mépris ou le rejet. Le prix d’une tromperie ? La rupture. Même un don offert pour la reconstruction d’Haïti doit être accompagné au moins d’un reçu d’impôt ! Tout se paye ! Pas de pardon ! Il n’y a absolument rien de gratuit. Ça aussi, c’est une forme de violence.

La religion, vécue sincèrement, n'apporte pas la violence, mais au contraire, invite à la paix, à la réconciliation, à l'amour et au pardon (rien de tel pour neutraliser la violence...). Et si cela n'est pas vécu, c'est que la religion n'est pas encore vécue de façon totalement sincère et cohérente.

Chez nous les chrétiens, la religion devrait nous conduire à la paix et non pas à la guerre, sinon, c’est un non-sens! Parce que Celui qui est mort pour nous, celui qui s’est laissé briser pour nous, nous montre exactement le contraire de ce qu’on voit et vit toute la journée dans notre société. Et nous savons aussi que celui qui s’est laissé donner la mort est ensuite ressuscité ! En d’autres mots, ce qui nous « fait mourir » peut aussi nous faire revivre lorsque c’est vécu dans l’amour.

Est-ce que ce discours est acceptable ?

Est-ce qu’on peut se laisser briser à notre tour ?

Est-ce que je pourrais accepter qu’un voleur entre chez moi sans lui faire payer sa violence d’une façon ou d’une autre ?

Est-ce possible que quelqu’un - mon mari, mes parents, mes enfants - puisse m’humilier devant des amis sans que je cherche à me défendre ou à me venger ?

Est-ce que je peux me taire lorsque je reçois une réprimande injustifiée (et même justifiée) de la part de mon patron ?

Vous le voyez bien : c’est impossible d’aimer de cette façon… sans la force de l’Esprit-Saint ! C’est pourtant ce à quoi Jésus nous appelle… Est-ce que j’exagère ? Je ne crois pas ! Il nous a montré ce que c’est que d’aimer et où il puisait sa force de le faire : en se tournant vers son père. Il ne nous reste plus qu’à faire de même pour le supplier de toutes nos forces de nous donner cet amour qui n’est pas en nous.

« Eh bien ! moi je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour vos persécuteurs, afin de devenir fils de votre Père qui est aux cieux, car il fait lever sons soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. Car si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense aurez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? (…) Vous donc vous serez parfaits comme votre Père est parfait » (Mt 5, 44-45).

Oui, ça, c’est l’amour parfait, la pluie et le soleil, sur les bons comme sur les méchants. Aimer ses ennemis. Est-ce que c’est réalisé parfaitement dans ma vie ? Pas encore (ceux de mon entourage le confirmeront…). Mais le Seigneur me donne de plus en plus au moins ce désir d’aimer gratuitement… sans faire payer, sans exiger, sans m’imposer. Par contre, je dois admettre, pour sa gloire et par sa grâce, qu’il m’a fait expérimenter l’amour gratuit à quelques reprises dans ma vie. Et à chaque fois, j’ai goûté à une plénitude inégalée jusqu’ici.

Quel chemin mystérieux il nous fait emprunter : «Ce qu’il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre les sages ; ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre ce qui est fort. » (1 Co, 1 27). Et « ce trésor, nous le portons dans des vases d’argiles, pour que cet excès de puissance soit de Dieu et ne vienne pas de nous. » (2 Co, 4, 7).


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Violence, Athéïsme

Vos commentaires

Re-bonjour

par Sébas Tremblay à 2010-01-25 15:51:14

Bonjour, vous dites:

'C'est pour cette raison que je dis que, si cette violence n'est pas tangible chez les athées, ce n'est pas parce qu'elle n'existe pas, mais plutôt parce qu'elle ne se voit pas au sein d'un groupe puisque la démarche athée est plutôt individuelle. La violence des athées — ou plutôt leur peur de mourir, de disparaître, d’être anéanti — est donc moins visible.'

Voici ma vision :

Ma démarche vis-à-vis de Jésus est aussi individuelle. Selon moi, Jésus EST radicalement pour la 'démarche individuelle d'amour'. Dans aucun passage des Évangiles, il y a une recherche 'du bien commun'. C'est lorsque l'humain est reconnu dans son individualité, que les fruits au niveau collectif se font sentir...

L'individualisme provient de la négation de la liberté/responsabilité des individus.

Inversement, l'athéiste ne croit qu'à l'existence de la matière et de la raison... sans y inclure l'invisible comme la puissance de Dieu, la grâce de l’amour, du pardon, etc. C'est une vision très réductrice de l'homme, de sa raison et de son coeur. Cela le mène presque toujours a glorifier L'Homme avec un grand H, et étant donné qu'il est à même de constater sa grande imperfection, s’ensuit la seule solution (selon lui), soit la réforme collectiviste étatique et socioconstructiviste. De là découle la violence étatique extrême… de TOUS les régimes collectivistes et ce, contre les croyants et penseurs libres.


Pour le pardon, voici mon expérience personnelle:

Pour le pardon, selon moi, RIEN au monde n'est plus bénéfique pour soi...
J'ai même inventé l'expression: 'pardon égoïste' pour les non croyants... pour leur démontrer que ce n'est pas pour l'autre -avant tout- qu'il faut pardonner... mais pour SE libérer le coeur et l'esprit de l'esclavage de tant de 'mauvaises pensées'.

Je pardonne VRAIMENT tout, tout le temps. J'ai vécu une expérience traumatisante vraiment bénéfique qui m'a fait prendre conscience que JE suis -en partie- toujours responsable pour n'importe quel conflit. Ok, parfois certaines personnes nous blessent ou nous agressent, sans que nous ayons une quelconque responsabilité, mais encore là, une fois la 'crise' passée, à quoi sert de garder rancune, sinon de donner un pouvoir/emprise de l’agresseur sur soi?

En tout cas, de un, pardonner comme je le fais, c'est pas évident (au début), mais j'ai eu de l'aide 'd'en haut' et deux, au début, je me suis pratiqué encore et encore, jusqu'à ce que cela devienne naturel...

Cela donne vraiment une paix et une liberté divine… que rien au monde ne peut remplacer.

p.s.

par Sébas Tremblay à 2010-01-25 16:14:28

Cela étant dit, moi qui cherche tant à trouver la réalité en tout, je fais une grande distinction entre échanges philosophiques 'musclés' et NON MESQUINS et chicanes avec attaques personnelles. Par exemple, sur internet et ailleurs, j'échange avec des gens ayant des philosophies complétement opposées aux miennes... et rien ne m'énerve plus que lorsque certaines personnes utilisent des répliques mesquines, de la rhétorique 'vide', de la censure, etc, et ce, faute d'arguments calmes et rationnels...

Mais dès l'instant où je vois de la bonne foi dans les échanges, j'en profite pour approfondir nos idées respectives...

;-)

Un athée en accord

par Torrieu de Batinsse à 2010-01-25 18:28:23

Je suis en total accord avec votre vision. La violence et le mal, comme l'amour et le bien, sont propres aux êtres humains et existent indépendamment de nos croyances respectives.

@ Torrieu

par Sophie Bouchard à 2010-01-26 10:31:52

@ Torrieu
Me voilà découverte! Je suis bien contente que vous veniez sur mon blogue à votre tour... même si je ne suis pas aussi fidèle et productive que vous! Bienvenue!
Votre commentaire me confirme que nous ne sommes pas aussi éloignés dans notre perception des choses qu'on pourrait le croire. Je crois qu'il y a au moins une chose qui est semblable: nous avons une opinion affirmée, ce qui n'est pas nécessairement le cas de la "masse" de nos concitoyens qui, malheureusement, vivent leur vie un peu comme des animaux (ou des brebis sans berger...), se contentant du "métro, boulot, dodo" auxquels j'ajoute "cardio et récréatio", des musts absolus qui permettent à peine de supporter le reste...

Sophie Bouchard, alias Espérance.

Et l'amour entre les frères on en fait quoi?

par Sophie Bouchard à 2010-01-26 10:40:25

@ Sébas, mon frère en Jésus-Christ,

Je respecte votre opinion, mais je ne le partage pas en ce qui concerne ce que vous appelez une démarche individuelle. Et c’est sans condescendance que j’affirme que mon expérience est exactement à l'opposée de la vôtre sur cet aspect de la foi. Oui, nous sommes appelés individuellement à aimer. Cependant, je crois que le Seigneur c'est tout un peuple qu'il a appelé, en commençant par Abraham, puis sa descendance et finalement en passant par le Christ jusqu'à nous.

Lorsque vous dites qu'il n'y a aucun passage des Évangiles qui parle du bien commun, ce n'est pas tout à fait vrai. En effet, le jeune homme riche est invité à vendre tout ce qu’il a pour le donner aux pauvres (Mc 19, 17-22), ce qui est une nette évocation du bien commun. Dans les Actes des apôtres et dans les Épîtres, il est fait allusion à plusieurs reprises de la vente de biens pour le partage entre les frères (Ac 2, 45), de l’esprit répandu et manifesté en vue du bien commun (1 Co 12, 7), de cet amour qui unit les frères et qui, pour ceux qui regardent, devient un témoignage de la présence du Christ (Jn 13, 35).

Bien sûr, il n'est pas question du bien commun au sens "socio-politique" du terme (et ce n'est d’ailleurs certainement pas ce que je veux démontrer), il ne s’agit pas non plus d’en faire une loi (puisque le Christ nous a donné la loi de liberté qu’est l’amour) mais d'un partage entre tous, par amour les uns pour les autres, pour que la pauvreté des uns ne soit pas ignorée, pendant que la richesse des autres fait scandale. Une parole qui s'inscrit non pas dans une logique d'équitabilité, mais plutôt d'amour, de fraternité, de don de soi, dans la liberté.

Pour le pardon, encore une fois, je ne suis pas complètement en accord avec vous, même si votre raisonnement est intéressant. Bien sûr, le pardon est bénéfique pour soi, il faut se réconcilier avec soi-même et avec son histoire, en cela, je suis entièrement d'accord. Par contre, pardonner dans l'unique but de se libérer soi-même suppose la possibilité d'une certaine mesquinerie. Or la mesquinerie, ce n'est absolument pas de l'amour, ni de la réconciliation.

Je comprends, bien sûr, que votre expression "pardon égoïste" vise plutôt à pouvoir entrer en relation avec les non-croyants qui n’ont pas l’expérience chrétienne du pardon gratuit. Mais je ne pense tout de même pas qu'un pardon égoïste ait la même portée qu'un pardon donné généreusement, gratuitement, sans attente ni exigence. Un pardon égoïste fait que notre regard est nécessairement porté sur soi-même, alors que le pardon gratuit vise, non pas à se donner de l'amour à soi-même, mais à aimer l'autre, à libérer l'autre de toute faute, à s’ouvrir à l’autre.

C'est le pardon de Jésus. Celui qu'il nous donne alors que nous ne méritons rien, sans attente. Celui qui fait dire à sa suite "pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font". Celui qui permet une réconciliation, le retour d'une relation libre et joyeuse avec l'autre.

Le pardon, la réconciliation, c'est la plus belle chose que j’aie reçue. Et c'est cet amour gratuit de Dieu qui me permet de l'accorder à mon tour à ceux qui me blessent. C’est ce pardon reçu abondamment et gratuitement qui me permet également de reconnaître plus facilement mes torts ; étant sûre de Son amour, je peux risquer d’avouer mes fautes, sans peur, du jugement, à Celui qui m’aime au point de s’être incarné pour me le démontrer. Et comme vous le dites, sans "l'aide d'En haut" c'est impossible!
Pour ce qui est de l'athéisme, je laisse aux athées d’expliquer eux-mêmes leur 'non-croyance'.
Merci pour votre commentaire et que Dieu vous bénisse !

L`athéisme religion du Québec??

par Michel à 2010-01-27 19:08:57

L`athéisme a conduit bien des peuples a la catastrophe - vers 1793 la Révolution francaise dérapait dans les exécutions sommaires sous la lame de la guillotine. Le culte de L`etre supreme et les temples gréco-romains remplacaient le culte catholique. Cette dérive ne dura pas longtemps et Napoléon réconcilia le peuple et l`église.

Vers 1880 les anarchistes et nihilistes russes refusaient l`existence de Dieu. 'Si Dieu n`existe pas alors tout est permis' disait Stavroguine un des personnages du roman 'les possédés' de Dostoievsky. Quelques décennies plus tard la Russie basculait dans le communisme athée pour 70 ans et des millions de mort. Les dégats que cette idéologie a causé a ces peuples est considérable.

Le coran et le prophète sont violents

par Alain Gagnon à 2010-03-08 09:49:48

Il faut appeler un chat un chat! Le coran est clairement violent et Mohammet fut très violent. Notre multiculturalisme occidental est aveugle et doit plus voir la situation en face. C'est ce que déclarent d'ex-musulmans moins gentils et plus lucides que nous, comme le fils d’un des fondateurs du Hamas, Mosab Hassan Yousef , dont les propos sont rapportés sur le site bivouac-id (http://www.bivouac-id.com/2010/03/04/video-mosab-hassan-yosef-le-fils-du-hamas-dit-la-terrible-verite-sur-lislam/):
Hannity : “donc si quelqu’un parle de l’islam modéré vous dites que ça n’existe pas ?”

Mosab : “Cela n’existe pas” et il ajoute : “Les musulmans ont plus de moralité, plus de logique et sont plus responsables, que leur dieu. Le plus terroriste, criminel des musulmans a plus de moralité que ce dieu. Ce dieu est un terroriste et un ignorant.“

Ou encore Wafa Sultan qui a écrit Les obstacles à la libération de l’islam (http://www.postedeveille.ca/2009/09/les-obstacles-%C3%A0-la-lib%C3%A9ration-de-lislam-par-wafa-wultan.html) qui dit devoir se battre sur deux fronts:
Mais je me suis trouvée contrainte à combattre sur deux fronts. Le premier, c’est celui qui s’oppose aux islamistes, et c’est un combat redoutable. Mais l’autre est celui que constituent ces personnes, bien trop nombreuses, qui ne savent rien mais aiment à se voir comme des « progressistes » dénués de préjugés. D’une certaine manière, ces gens se revendiquent comme supérieurs en raison de leurs valeurs de compassion, de paix, d’ouverture d’esprit et d’appréciation des autres cultures. Se considérant comme des personnes tolérantes et avant-gardistes, ils évitent de se poser des questions sur les intentions néfastes des musulmans. Ils ne savent que s’autocritiquer et trouvent des excuses politiquement correctes à l’islamisme. De manière bien regrettable, ils mettent en avant leur acceptation sans réserve des « autres » aux dépens de la nécessité pour le public de savoir la vérité sur les préceptes nuisibles de l’islam.
Et encore Ayaan Hirsi Ali dans un article Le problème, c'est le Prophète et le Coran (http://www.lexpress.fr/actualite/societe/le-probleme-c-est-le-prophete-et-le-coran_485954.html) déclare clairement à la questions:
Mais il existe des islams différents, plus ou moins stricts selon les pays…

C'est une supposition erronée. En Hollande, nous aurions ainsi l'islam des polders, plus consensuel, en Amérique latine l' «islam-salsa», en France un islam… du vin. Ce n'est pas vrai! C'est ce que nous souhaiterions, mais ce n'est pas la réalité. Si on définit l'islam comme la religion fondée par le Prophète et expliquée par le Coran, et plus tard les hadiths, alors il n'y a qu'un seul islam, qui dicte un cadre moral. Cela dit, oui, il y a des musulmans, ici ou là, qui ne veulent pas respecter la totalité des préceptes - les alévis turcs, certains musulmans de France boivent du vin - mais il y a toujours le risque de les voir confrontés à la pression des fanatiques qui les interrogent sur leur observance. Or, ces derniers ne peuvent que gagner, car le Coran est très clair sur les commandements. C'est pourquoi il faut adopter une perspective historique et reconnaître que l'humanité s'est développée et a beaucoup appris depuis le VIIe siècle. C'est à cette condition qu'il y aura un nouveau mouvement.
Il faut lire le Coran, connaître le prophète pour bien comprendre.
Il faut souhaiter que les Musulmans le lisent et le critiquent.

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