La dépouille mortelle du père Louis-Marie Parent, décédé le 17 mai dernier, reposait en chapelle ardente à la basilique Notre-Dame du Cap. Sur place pour lui rendre un dernier hommage, j’ai été étonné de constater qu’on l’avait chaussé de souliers qui n’avaient jamais servi. De vieilles godasses aux semelles trouées auraient tellement mieux convenu à cet apôtre infatigable.
Je ne sais s’il vous tarde comme moi que Jean-Paul II, Karol le Grand, soit canonisé? Remarquez que je le prie, depuis sa mort, comme si c’était déjà fait. Si j’avais été avec les fidèles sur la Place St-Pierre, les jours qui ont suivi son décès, j’aurais sûrement été de ceux et celles qui clamaient en italien «Santo subito!», (canonisez-le tout de suite!). Il faut se dire qu’une personne ne devient pas sainte à partir du moment où elle est canonisée officiellement par l’Église. Elle l’est déjà, au moment de sa mort, et l’enquête canonique, avec ses résultats, ne vise qu’à le démontrer concrètement aux yeux de tous. Chez des figures publiques comme l’était le pape Jean-Paul, ou encore Mère Teresa, on est simplement plus à même de le constater, que chez d’autres saintes personnes qui ont vécu —selon leur mission— dans l’ombre et en retrait de toute vie publique.
Le mot d’ordre de notre magazine du 26 juillet : Feu! Et pourtant, personne ne l’avait prévu. À part l’Esprit Saint, je veux dire! C’est seulement après en avoir fait le tour, une fois tous les textes de nos collaborateurs rentrés, que ça nous est apparu. Franchement, Le NIC de l’été vous réchauffera le cœur bien plus que ne pourra le faire une soirée autour d’un feu camp pendant vos vacances (même en chantant « Feu! Feu! Joli Feu, Ta chaleur nous réjouit » !). Je vous presse de le lire parce qu’il vous comblera d’espérance. Ce n’est pas Le NIC comme tel qui brille tant (quoiqu’il n’est pas mal non plus!), mais plutôt ce qu’il a à transmettre au sujet de notre Église. Vivante, bel et bien vivante, cette Église! Dans ses membres, dans sa structure, dans son déploiement, dans sa mission. Récemment, Alain Crevier de Second Regard titrait un de ses carnets : « Catholiques : ils sont de retour! » Il ne pouvait pas dire mieux! Venez et voyez…
Réconciliation: le mot peut sembler fort quand on regarde l’histoire humaine, bien plus encore quand il s’agit de l’histoire du Rwanda. Par contre, l’Évangile, et plus récemment, les apparitions de Marie, la “Mère du Verbe”, à Kibeho au Rwanda, lancent un appel fort et sans équivoque à la réconciliation. Sinon, «la Vierge prévenait que les gens allaient tomber dans un gouffre», indique le père Zbigniew Pawlowski, missionnaire pallotin1 d’origine polonaise, qui vit au Rwanda depuis maintenant 34 ans.
La colline de Kibeho, au Rwanda, je n’y suis jamais allé. Par contre, la Vierge Marie la connaît bien, cette colline: elle l’a fréquentée régulièrement pendant huit ans! Elle s’y est montrée à trois jeunes étudiantes, leur demandant d’exhorter leur peuple à la conversion. Comme une Mère, elle a prévenu les Rwandais qu’ils s’acheminaient vers de grands malheurs s’ils ne changeaient pas leur coeur. S’ils ne se réconciliaient pas. S’ils ne priaient pas. Précisons ici que ces manifestations surnaturelles se déroulaient 12 ans avant le génocide de 1994 qui a fait près d’un million de morts.
Chers lecteurs, lectrices, je ne parlerai pas de la Fête des pères, mais tout simplement des pères… Le sixième enfant de notre belle grande famille verra le jour quelque part entre la fête des mères et la fête des pères, grâce à un homme qui a bien accepté d’avoir autant d’enfants.
Ça vous surprend? Bien qu’il ne s’agisse pas de données scientifiques, sachez que la plupart des femmes de ma génération auraient voulu plus de deux enfants, mais que la résistance se trouvait souvent du côté de monsieur. Insécurité financière, responsabilité trop lourde, perte de liberté, peur de l’engagement, du mariage, du divorce et de la pension alimentaire qui ruine? Peut-être bien…
NDLR: Cette entrevue avec Yves Semen a été accordée pendant le Symposium sur la théologie du corps tenu à Québec en novembre 2008 et organisé par l'Organisme catholique pour la vie et la famille (1). Dans le même numéro de notre magazine Le NIC, on trouve un autre article complémentaire: La sexualité des époux: voie de sainteté, selon Jean-Paul II et que vous trouverez également sur notre site. C'est ni plus ni moins le résumé de la théologie du corps de Jean-Paul II basé sur les conférences que Yves Semen a donné durant ce symposium.
Sympathique, plein d’humour, un brin comédien et humain dans le sens profond du terme, Yves Semen, Français et professeur de philosophie, a littéralement enchanté les participants au “Deuxième Symposium international sur la théologie du corps” tenu en novembre dernier à Québec. L’auteur de La sexualité selon Jean-Paul II a su décoder et vulgariser l’enseignement innovateur et décapant de ce pape sur l’homme, le corps, la sexualité, le mariage chrétien. Le Nic l’a rencontré afin de savoir quel parcours il a emprunté pour en arriver à décortiquer cet enseignement magistral et méconnu de Jean-Paul II.
Il ne se passe pas une journée sans que quelqu’un n’écorche au passage l’Église catholique. C’est un refrain obligé dans la plupart des médias. À force de médire, on finit par se croire! Il faut se demander d’où vient cette morgue tranquille qui dénigre l’Église sottement.
Peut-on identifier les causes de ce qu’on pourrait qualifier d’anticatholicisme pédant. Le jeu en vaut la chandelle car on pourrait travailler directement sur elles. Comme dans le cas de la grippe, trouvons le virus et neutralisons-le. C’est justement l’objet d’un colloque qui se tiendra dans la région de Montréal en juillet prochain.
C'est fou la quantité de livres qu’il faut lire pour en trouver quelques-uns qui conviennent à une chronique comme celle-ci. En voici une courte sélection à caractère religieux et profane. Si vous doutez de la pertinence de s’intéresser à ce dernier type de livre, je vous rappelle ce qu’en pensait sainte Thérèse d’Avila; en voyant sa nièce qui se passionnait pour les romans de chevalerie, elle disait qu’il fallait d’abord acquérir le goût de la lecture pour avoir un jour le goût de la lecture spirituelle.
On présente souvent l’histoire du Québec en deux volets: la grande noirceur jusqu’à la mort de Maurice Duplessis, puis l’avènement presque messianique de la modernité que représente la Révolution tranquille. Un nouveau livre1 présente l’histoire récente du Québec sous un nouveau jour tellement plus crédible.
Je viens de terminer un livre substantiel et important qui propose une relecture de la Révolution tranquille. J’ai beaucoup aimé ce livre qui, appuyé sur une solide documentation, remet en cause la pensée unique qui prévaut chez nous.
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